filière diesel

Secteur industriel : filière diesel en France

Filière diesel : un plan a été mis en place par Bercy et les acteurs des secteurs afin d’anticiper les effets de l’effondrement du marché, l’hexagone qui a été le parc le plus «diesélisé» au monde redoute une mutation verte synonyme de suppressions d’emplois et de fermeture de sites industriels chez les sous-traitants, selon SFR.

Prévisions de la France pour l’avenir du filière diesel

«La transition sera forcément douloureuse», reconnaît-on au PFA, la plateforme de la filière automobile, qui regroupe les 4 000 entreprises du secteur dans l’hexagone sous la houlette de l’ancien ministre Luc Chatel, déjà affecté par un retournement conjoncturel de grande ampleur (recul du marché chinois, guerre commerciale, Brexit et stagnation européenne, etc.), un moteur électrique comporte sept fois moins de pièces qu’un moteur thermique, d’où d’inévitables ajustements à la baisse des emplois dans un futur proche.

filière diesel

Le passage à la mobilité électrique risque de faire pas mal de dégâts dans le tissu industriel hexagonal, avec des immatriculations diesel qui pourraient tomber selon les prévisions à 5 % du parc à l’horizon 2030 contre 39 % en 2018 et 72 % en 2012, 15 000 emplois seraient menacés à une échéance rapide sur les 50 000 travaillant spécifiquement sur les motorisations gazole, avec 30 à 50 entreprises en grand danger.

Filière diesel : usine Bosch

«Les constructeurs peuvent se diversifier et réorienter l’outil de production, explique-t-on à Bercy, mais pour les sous-traitants spécialisés dans un seul produit et qui travaillent souvent pour un seul client, c’est bien plus compliqué, ils n’ont pas la surface financière pour se réorienter seuls», le cas le plus problématique concerne l’usine Bosch de Rodez dans l’Aveyron, qui emploie encore plus de 1 400 personnes et tourne déjà au ralenti depuis plusieurs années.

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L’usine Bosch 100 % dépendante du diesel, produisant des bougies et des systèmes d’injection à destination des véhicules roulant au gazole et en pleine reconversion, Bosch s’est engagé à trouver l’équivalent de la charge de 300 emplois pour contrebalancer la baisse des volumes du diesel, la création d’une chaîne d’usinage et d’assemblage de carter en alu est à l’étude mais pour le moment, le compte n’y est pas, reconnaît le gouvernement, aucun projet n’est opérationnel ni n’a de calendrier concret.

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