Les secouristes passent au peigne fin les décombres du site de l’explosion de Beyrouth lors des premières arrestations

Après une enquête sur l’énorme explosion a fait ses premières arrestations, l’explosion colossale a tué au moins 154 personnes et dévasté des pans de la capitale, les forces de sécurité tirant des gaz lacrymogènes sur les manifestants qui se sont rassemblés près du parlement alors que les sauveteurs peignaient les décombres du port de Beyrouth dans un recherche de survivants surveillée à bout de souffle par les proches des disparus.

La révélation qu’une énorme cargaison d’engrais dangereux au nitrate d’ammonium avait langui pendant des années dans un entrepôt au cœur de la capitale a servi de preuve choquante pour de nombreux Libanais de la pourriture au cœur de leur système politique.

Ce qui a enflammé les 2750 tonnes d’engrais n’est toujours pas clair – les responsables ont déclaré que les travaux de réparation de l’entrepôt avaient récemment commencé, tandis que des feux d’artifice étaient stockés à proximité.

Près du siège de l’explosion, à côté de la carcasse des silos à grains géants du port, des équipes de secours de France, d’Allemagne et d’Italie ont coordonné leurs efforts de recherche.

“J’attends d’apprendre que vous avez été sauvée vivante, ma chère”, a tweeté Emilie Hasrouty, dont le frère fait partie des disparus.

«Il n’y avait pas une porte à laquelle je n’ai pas frappé pour savoir ce qui t’es arrivé, et maintenant que l’attente est presque terminée, je suis paralysé par la peur.

Beyrouth a reçu une aide internationale depuis l’explosion et a accueilli jeudi le président français Emmanuel Macron, qui a exhorté les dirigeants libanais à une réforme en profondeur .

Macron “ complètement assailli ” par les habitants du quartier de Beyrouth détruit par l’explosion

Les dirigeants mondiaux se sont joints au chœur des voix au Liban et dans la diaspora pour demander une enquête internationale sur la cause de la dévastation.

Le président du Conseil européen, qui représente les dirigeants de l’UE, Charles Michel, a annoncé qu’il se rendait à Beyrouth samedi.

“Choqués et attristés, nous sommes aux côtés de toutes les personnes touchées et nous apporterons notre aide”, a tweeté Michel, annonçant des rencontres avec le président Michel Aoun, le président du parlement Nabih Berri et le Premier ministre Hassan Diab.

L’Union européenne a annoncé jeudi qu’elle avait débloqué 33 millions d’euros pour financer l’aide d’urgence au Liban et mobilisé des ressources matérielles, dont un navire-hôpital italien, pour aider les secours à Beyrouth.

De hauts responsables européens se joindront à une vidéoconférence organisée par la France dimanche alors que les donateurs mobilisent leur soutien au Liban, a déclaré une source européenne.

Calme étrange

Près des silos éventrés du port de Beyrouth, les sauveteurs russes étaient enfoncés jusqu’aux chevilles dans le maïs, alors que les excavateurs enlevaient les conteneurs d’expédition mutilés.

Les équipes de défense civile ont observé avec anxiété un chien renifleur alors qu’il faisait les cent pas autour d’un espace sous une grue tombée.

Une étrange sensation de calme envahit le port autrefois animé, réduit à une énorme casse.

Les seuls sons sont ceux de la machinerie lourde coupant à travers des forêts de tiges de fer tordues et des montagnes de gravats de béton pour ouvrir la voie aux sauveteurs.

Les sauveteurs français ont déclaré avoir récupéré quatre corps, mais n’ont trouvé personne vivant jusqu’à présent.

Les proches des disparus affluent vers le port depuis des jours dans l’espoir de connaître le sort de leurs proches.

Les hôpitaux libanais, déjà mis à rude épreuve par une vague de cas de coronavirus et une grave crise économique, n’ont pas été en mesure de faire face au nombre de blessés et les autorités ont pressé les donateurs internationaux d’envoyer des hôpitaux de campagne et des fournitures médicales.

Des vols de secours en provenance d’Iran, d’Arabie saoudite et des Émirats arabes unis devaient atterrir vendredi au Liban, après d’autres en provenance de France, du Koweït, du Qatar et de Russie.

Deux jours après l’explosion, les Libanais affluaient vers un hôpital de campagne russe nouvellement installé dans le plus grand stade de sport de la capitale.

Les médecins érigeaient encore près de 20 tentes médicales lorsque la première vague de patients a commencé à arriver.

Ils comprenaient un homme de 93 ans souffrant de douleurs au dos et à la poitrine après l’explosion de mardi et un Syrien de trois ans dont le cuir chevelu a été marqué par un éclat de verre.

Premières arrestations

La destruction causée par l’explosion s’étendant sur plus de la moitié de la capitale et les dommages qui devraient coûter plus de 3 milliards de dollars, les dirigeants mondiaux ont soutenu les appels des Libanais ordinaires demandant que les responsables soient tenus pour responsables.

Lors de sa visite rapide de jeudi, Macron a souligné la nécessité d’une enquête internationale après avoir rencontré des politiciens libanais, y compris des représentants du puissant mouvement chiite Hezbollah, dont le chef Hasan Nasrallah devait s’exprimer plus tard vendredi.

Les autorités libanaises avaient annoncé leur propre enquête sur l’explosion de mardi et un procureur militaire a déclaré jeudi que 16 personnes avaient été arrêtées.

Parmi eux figuraient le directeur général du port, Hassan Koraytem, ​​a indiqué une source judiciaire à l’AFP.

La banque centrale a également ordonné le gel des avoirs de sept fonctionnaires des ports et des douanes, ont indiqué à l’AFP un responsable et une source bancaire.

Le choc s’est transformé en colère alors que les dirigeants libanais étaient déjà profondément impopulaires, avec une vague de manifestations de masse qui a éclaté en octobre de l’année dernière ne faisant que s’atténuer face à la pandémie de coronavirus. Les mesures n’ont pas atténué la colère dans les rues de Beyrouth, où des dizaines de manifestants se sont affrontés aux forces de sécurité.

https://www.france24.com/en/20200807-rescuers-comb-through-rubble-of-beirut-blast-site-as-first-arrests-made

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