Crise d'urgence

Les hôpitaux en France : Crise d’urgence

Le lundi 9 Septembre, la ministre de la Santé, Agnès Buzyn présente un “plan d’actions” pour répondre à la crise d’urgence au hôpitaux en France, en six mois, la contestation n’a  cessé de s’étendre et concerne désormais la moitié des services d’urgences du secteur public, Selon FRNEWS.

Crise d’urgence : l’hôpital Bichat a réussi à désengorger ses services

La France n’est pas l’Etat européen qui investit le plus de moyens dans ses hôpitaux, bien qu’elle soit souvent citée en exemple à l’international pour sa politique en matière de santé, les couloirs de l’hôpital Bichat à Paris sont vides, aucun patient n’attend sur un brancard, c’est la fierté du professeur Enrique Casalino, qui a entièrement réaménagé le fonctionnement de l’établissement il y a une dizaine d’années, grâce à un “triage” des patients réalisé par une infirmière, les malades sont automatiquement redirigés vers un service, ceux qui ne souffrent pas de graves urgences sont accueillis par un médecin généraliste qui travaille dans l’hôpital.

Crise d'urgence

Selon les données d’Eurostat, la France consacrait en 2017 3,4% de son produit intérieur brut aux établissements hospitaliers. C’est plus que la moyenne de l’UE (3,2 %) mais c’est aussi moins que la Belgique (3,9%) ou le Danemark (6%), si la France est l’un des pays européens qui investit le plus d’argent dans le domaine de la santé (sécurité sociale, équipements médicaux…), ce n’est pas forcément le cas pour les hôpitaux, la ministre de la Santé a déclaré que le gouvernement allait “mettre de l’argent dans des solutions qui vont régler le problème sur le long terme”.

La France compte déjà plus de 1,1 million d’employés – soit plus que l’Allemagne, qui compte pourtant beaucoup plus d’habitants, proportionnellement à sa population, la France devance ainsi la majorité des Etats membres de l’UE, les grévistes réclament aussi la création de nouveaux postes, une demande à laquelle la ministre de la Santé a répondu de manière ambigüe, déclarant qu’elle apporterait des “moyens, mais pas simplement pour financer des postes en plus dans les urgences, parce que ce serait reculer pour mieux sauter”.

Lire aussi : DR CHENAY, LE PLUS VIEUX MÉDECIN DE FRANCE

Leave a Reply

Your email address will not be published. Required fields are marked *