Emmanuel Macron défend la décision d’ordonner le sauvetage de touristes français

Le président français Emmanuel Macron a défendu mardi le commandement des commandos de libérer les otages retenus au Burkina Faso, tout en rendant hommage à deux forces spéciales françaises décédées au cours de l’opération audacieuse.

Sa défense est venue au milieu d’une dispute sur les risques pris par les touristes.

Les forces spéciales françaises Cédric de Pierrepont, âgé de 33 ans, et Alain Bertoncello, âgé de 28 ans, ont été honorés lors d’une cérémonie émouvante aux Invalides, un dôme en or à Paris – qui abrite la tombe de Napoléon.

Des foules de fidèles s’étaient alignées sur le pont Alexandre III menant au bâtiment du XVIIe siècle.

“La mission était périlleuse. La mission était nécessaire”, a déclaré M. Macron dans une allocution visiblement émue lors d’une cérémonie de 45 minutes à laquelle assistaient des membres de la famille et des membres masqués des forces spéciales.

“La France est un pays qui n’abandonne pas ses enfants, quelles que soient les circonstances. Ceux à l’autre bout de la planète, ceux qui attaquent un Français, devraient savoir que notre pays ne reculera jamais”, at-il poursuivi.

Lire Aussi : APPEL CHRISTCHURCH : FACEBOOK PROMET UNE SUSPENSION DÈS LA PREMIÈRE INFRACTION GRAVE

“Nous sommes ici pour affirmer, avec toute la force que nous procurent cette colère et cette tristesse, que nous ne nous retirerons jamais des combats pour lesquels vous vous êtes engagés et avez donné votre vie.”

Le raid de la semaine dernière a libéré les otages français Patrick Picque et Laurent Lassimouillas, qui ont été saisis le 1er mai alors qu’ils partaient en safari dans un parc naturel du Bénin, près de la frontière avec le Burkina Faso.

Un citoyen américain et un touriste sud-coréen, dont la présence était inconnue jusqu’à leur libération, ont également été sauvés jeudi soir dans l’opération.

Les soldats ont réussi à s’enfoncer dans l’obscurité sur une distance de 200 verges sans alerter une sentinelle. «C’était une opération extrêmement complexe, réglée comme une horloge extrêmement fine», a déclaré le général François Lecointre, chef d’état-major des forces armées. Les otages avaient été localisés dans le nord de l’Etat d’Afrique de l’Ouest grâce à une information des services de renseignements américains.

L’enlèvement a mis en lumière l’instabilité croissante dans la vaste région du Sahel située au sud du désert du Sahara, une base pour les groupes islamistes alignés sur Al-Qaïda et l’État islamique.

Au-delà du deuil national, des critiques ont été adressées aux touristes français qui se rendaient dans une zone à haut risque faisant l’objet d’un avertissement au ministère des Affaires étrangères.

Samedi, le ministre français des Affaires étrangères, Jean-Yves Le Drian, a réprimandé les hommes libérés pour avoir pris des “risques importants” en se rendant dans une zone considérée comme une zone interdite “rouge” par des conseils de voyage émis par son ministère.

Lire Aussi : LA FRANCE PRÉVOIT DES RÉDUCTIONS D’IMPÔTS POUR APAISER LA COLÈRE DES GILETS JAUNES

La dirigeante d’extrême droite française Marine Le Pen a également reproché à M. Macron d’avoir accueilli les touristes en dehors de l’avion à leur arrivée dans un aéroport militaire près de Paris.

“Le président n’aurait pas dû aller les accueillir presque comme s’ils étaient des héros”, a déclaré Mme Le Pen à BFM TV.

Mais M. Macron a justifié l’opération dans son discours en hommage aux officiers assassinés, en expliquant que les ravisseurs prévoyaient de remettre les otages à des “terroristes” au Mali dans quelques heures.

Source : Daily Télégraphe

Leave a Reply

Your email address will not be published. Required fields are marked *